Seconde main : quand les géants dominent le marché
La seconde main connaît une croissance rapide en France et s’impose désormais comme un canal de consommation à part entière. Selon les derniers baromètres de l’Institut Français de la Mode, ce marché est aujourd’hui dominé par des acteurs généralistes comme Vinted, Kiabi et Amazon. Une réalité qui interroge la diversité des modèles et l’impact réel de la seconde main sur l’économie circulaire.
Vinted, Kiabi, Amazon : un trio en tête du marché
Au premier semestre 2025, l’Institut Français de la Mode confirme un classement inédit : Vinted arrive en tête des ventes de vêtements en volume, suivi de Kiabi puis Amazon. Ce podium illustre l’évolution rapide des usages, portée par la montée en puissance du e-commerce et par l’adoption massive de la seconde main, notamment chez les jeunes générations. Aujourd’hui, la seconde main représente près de 12 % des achats d’habillement en valeur, et jusqu’à 17,5 % chez les 18–34 ans. Ces chiffres traduisent un changement profond des comportements, mais aussi la capacité des acteurs les plus puissants à capter rapidement de nouveaux marchés.
Un même mot, des modèles très différents
Derrière l’étiquette “seconde main”, les pratiques varient fortement. Plateformes de revente entre particuliers, enseignes de prêt-à-porter et marketplaces généralistes ne reposent ni sur les mêmes logiques économiques, ni sur les mêmes exigences en matière de qualité ou de traçabilité. Si ces acteurs contribuent à démocratiser la seconde main et à en élargir l’audience, leurs modèles privilégient souvent le volume et la rapidité des échanges. Cette approche pose la question de l’impact réel sur la réduction de la production et sur l’allongement effectif de la durée de vie des produits.
Le reconditionnement, pilier d’une seconde main responsable
Dans le secteur de l’optique, la seconde main ne peut se limiter à une simple remise en circulation des produits. Le reconditionnement est une étape essentielle : nettoyage approfondi, contrôle qualité, vérification de la monture, remplacement des verres si nécessaire et remise à niveau complète. Cette exigence permet de garantir à la fois la durabilité des lunettes, la sécurité visuelle et le confort d’usage. En s’inscrivant dans une logique de reconditionnement plutôt que de simple revente, la seconde main devient un véritable levier d’économie circulaire, conciliant accessibilité, qualité et impact environnemental réduit.
En savoir plus
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Institut Français de la Mode (IFM) – Baromètre consommateurs & bilan S1 2025
https://www.ifmparis.fr/fr/actualites/consommation-bilan-s1-2025 -
FashionNetwork – Vinted, Kiabi et Amazon en tête des ventes d’habillement en France
https://fr.fashionnetwork.com/news/Barometre-ifm-vinted-amazon-et-kiabi-en-tete-des-ventes-en-volume-au-premier-trimestre,1724996.html -
ADEME – Réemploi, réparation et économie circulaire
https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/conso/reemploi-reparation et https://librairie.ademe.fr/economie-circulaire-et-dechets/